Pourquoi je regard ce plan banlieue avec beaucoup de pessimisme. C’est parce qu’au-delà des mesures annoncées, un plan qui a pour ambition de s’attaquer aux maux
des banlieues françaises, doit forcément s’inscrire dans le temps.
C’est un plan sur une dizaine d’année qu’il faudrait pour apporter des réponses ambitieuses, pour traiter ces questions de fond (éducation, formation professionnelle, emploi, culture et
urbanisme).
Le plan qui nous est présenté va nourrir de nouvelles déceptions chez les habitants des quartiers populaires. Quand on voit le gaspillage de 15 milliards d’Euro pour satisfaire un électorat
privilégié à qui on consent des ristournes fiscales qui n’ont aucune logique.
Ces financements auraient pu servir à bien d’autres choses, à soutenir nos quartiers populaires par exemple. Et il ne faut pas se tromper, les habitants de ces quartiers populaires, en plus des
handicaps sociaux, économiques et géographiques, ils attendent de véritables réponses politiques sur le pouvoir d’achat car ils subissent de front les conséquences de la vie chère.
C’est avec beaucoup de recul que je mesure la responsabilité de la gauche et la lourde responsabilité qu’elle a, à proposer un projet alternatif face aux dégâts du capitalisme libéral.
Les valeurs de Gauche doient être incarnées par des hommes qui souhaitent les porter par des choix politiques et cela pourrait probablement commencer par un projet pour les classes
populaires.